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Histoire de la maison d’accueil Pierre Guicheney 

 

C’est le 22 Octobre 1824, sous le régime politique de la Restauration qu’au Bourgneuf La Forêt était actée la création d’un établissement des Sœurs de la Charité de la congrégation d’Evron, dédié à « l’éducation des jeunes filles pauvres et le soin et le traitement des pauvres malades ». 

Le roi Charles X, dernier des Bourbons à exercer le pouvoir en France, vient de monter sur le trône.

La Maison d’accueil qui ne s’appelait pas encore ainsi était donc née.

Cette institution a traversé 2 siècles de grande histoire : monarchie de Juillet, 2ème république, Second Empire, Troisième République, Régime de Vichy, Quatrième puis aujourd’hui Cinquième République.

En 1905, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat enlève à la congrégation l’école de filles. L’établissement continue alors de fonctionner comme « hospitalier ».

Comme aujourd’hui notre établissement le fait encore, l’hôpital de l’époque a pour fonction d’accueillir certaines catégories de la population, hier les indigents, les plus pauvres, les asociaux, les mendiants, les handicapés mentaux et physiques, vieillards et parfois plus jeunes ne pouvant se prendre en charge matériellement, économiquement et physiquement.

Aujourd’hui, des personnes en situation de handicap, et/ou de plus en plus âgées, le plus souvent dépendantes, souvent désorientées, pour lesquelles des aides à domicile s’avèrent insuffisantes.

L’histoire de la vieillesse des pauvres s’inscrit dans les pratiques de la charité, du contrôle de la bienfaisance puis de l’assistance. Elle traverse l’histoire hospitalière, chemine tour à tour avec celle de toutes les catégories d’exclus.

Notre histoire est fidèle à cette description. Jusque 1900 l’institution se nomme hôpital, de 1900 à 1968 hospice, à partir de 1968 Maison de retraite, et maintenant elle s’appelle Maison d’Accueil Pierre Guicheney, ce qui est une synthèse de toute cette histoire et prépare l’avenir.

Quelques soient les époques et les événements politiques, les acteurs locaux, religieux ou laïcs, élus, bénévoles et salariés, ont toujours su œuvrer ensemble en faveur de l’intérêt général de notre territoire et de ses habitants.

Ces deux siècles d’histoire que nous regardons avec tendresse et fierté sont un socle et nous obligent. Combien d’institutions aussi modestes que la nôtre peuvent s’enorgueillir aujourd’hui d’un tel exploit ? Depuis deux siècles, de riches donateurs et le clergé autrefois, des citoyens et des élus du territoire depuis toujours, œuvrent ensemble pour la réussite de cette idée fantastique : faire vivre un lieu ayant pour vocation de devenir la maison des plus fragiles d’entre nous, étant précisé que nous sommes tous des personnes âgées et/ou porteuses de handicap potentiellement ! Aujourd’hui on appellerait cela un projet alternatif ! C’est très moderne.

Cette volonté ancrée, puissante nous guide quotidiennement, nous les dirigeants actuels de cette maison. Nous avons la charge et la responsabilité de prendre des décisions pour qu’à la fois ces valeurs continuent de vivre concrètement sur le terrain (et pas uniquement dans nos statuts) tout en apportant un supplément d’âme, ce petit truc en plus qui fait toute la différence, tout en nous préparant aux défis du siècle à venir.